Au cours du Salon international de l’entrepreneuriat AES qui s’est tenu à Bamako, le ministre de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou a intervenu dans un panel de haut niveau sur le thème :« l’entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération AES ».
Le ministre Sanou a indiqué qu’en tant pays continentaux, les trois Etats de Confédération AES conservent une position géographique stratégique et regorgent d’énormes potentialités économiques, en ressources humaines, en ressources minérales, en ressources naturelles (eau, terre, soleil, faune, flore), en ressources culturelles et archéologiques qui permettent la croissance économique, le développement économique, social et culturel. Il a rappelé que l’AES, c’est une superficie de 2.786.338 km2 et une population d’environ 69 millions d’habitants, représentant respectivement 79,3% et 49,3% de l’Uemoa. Selon lui, la jeunesse de cette population est un atout majeur et confère à la Confédération dynamisme, soif de connaissance et goût du risque d’entreprendre. Il dira que les pays de l’AES ont en commun la zone du Liptako-Gourma qui couvre une superficie de 370.000 km², soit environ 13% de la superficie totale des 3 pays membres.
« Le contexte géologique de ce territoire est favorable à une diversité de substances minières, pétrolières et de carrière, qu’elles soient d’origine magmatique, métamorphique, sédimentaire, d’altération hydrothermale ou super gène », a expliqué Alousséni Sanou. Selon lui, cette zone est riche en ressources minérales, au nombre desquelles l’or, le diamant, l’uranium, le manganèse, le pétrole et le gaz, le fer, les calcaires, les phosphates. Mais aussi, les gîtes de cuivre, les indices de nickel, de platine et de chrome, les gisements de zinc, de plomb, de cuivre, les indices de charbon, les terres rares, les lignites et schistes bitumineux.
« L’entrepreneuriat est un vecteur essentiel de création de richesse, d’emploi et de cohésion sociale », a-t-il indiqué, avant de souligner que l’intégration s’en trouvera renforcée avec la libre circulation des biens dans un contexte d’harmonisation des législations et des procédures liées au domaine ou au climat des affaires (douanes, impôts, commerce, cadre juridique, …).
Sur l’aspect du développement économique, le ministre Alousséni Sanou soutient que l’entrepreneuriat constitue le facteur clé de réussite dans notre souveraineté économique car « sans production locale, pas de maitrise de la croissance économique, pas de développement social, pas d’Etat Fort ». Mieux, il dira que le développement endogène, la croissance non extravertie sont indissociables de l’esprit d’entreprise car le rôle de l’Etat ne saurait couvrir la production des biens et services dans tous les secteurs d’activités.
« L’entrepreneuriat devient alors, l’instrument de la croissance et le principal animateur de la vie économique. Ainsi, l’emploi et le bien-être des populations s’en trouvent améliorés », a souligné le ministre de l’Economie et des Finances. D’après Alousséni Sanou, l’entrepreneuriat devient ainsi, le moteur de notre industrialisation, de la transformation structurelle de nos économies avec comme secteurs de base, l’agrobusiness, les mines et les services.
« La Confédération AES a réalisé, au cours de cette première année, beaucoup d’activités tendant à améliorer le cadre de vie des entreprises et des populations en matière de sécurité, d’infrastructures, d’harmonisation de politiques et de financement », a-t-il rappelé. Concernant le domaine du financement,le ministre Sanou a soulignédes décisions prises par les autorités et dont la mise en œuvre est en cours concernant la création d’instruments de financement. Il a cité la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES) dont l’ouverture très prochaine assurera le financement des projets d’intérêt confédéral. Mais aussi, l’institution du Prélèvement Confédéral (PC-AES) ainsi que la transformation de l’ALG en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de l’AES.
F. Sissoko
