En séance plénière hier jeudi dans le cadre de la session extraordinaire en cours, le Conseil national de Transition (CNT) a examiné et adopté le projet de loi portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Les membres de l’organe législatif ont entériné le texte à l’unanimité par 124 votants.
Ce projet de loi, initié par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale et adopté par le conseil des ministres le 30 juillet dernier, s’inscrit dans le cadre de la recherche de solutions endogènes à la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis plus d’une décennie, marquée par des rébellions, le terrorisme, les conflits communautaires et l’instabilité politique et institutionnelle. Après plusieurs initiatives prises pour trouver des solutions sans succès, le Président de la Transition a décidé de ‘’nationaliser’’ le processus de paix. Il a initié à cet effet, le dialogue inter-Maliens dont l’une des recommandations a porté sur la rédaction d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Le document du projet de Charte remis au Chef de l’Etat le 22 juillet dernier comporte 1 préambule, 16 titres, 39 chapitres et 106 articles.
C’est un document d’orientation politique, une sorte de contrat social qui pose des principes, des valeurs ou des engagements pour la paix et la réconciliation nationale. Elle peut guider l’action de l’Etat ou servir de base à des réformes législatives, institutionnelles ou sociales. Son processus d’élaboration a été participatif et inclusif. Dès son entrée en vigueur, la Charte sera donc le document de référence pour toutes les initiatives, actions et activités qui concourent à la paix, à la sécurité, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. L´Etat mettra également en place un observatoire rattaché à la Présidence de la République chargé de la promotion du texte.
Devant les membres du CNT,le ministre Ismaël Wagué a expliqué quela Charte est un document le plus inclusif possible et prend en compte la majorité des préoccupations des Maliens notamment celles liées à la paix, au vivre-ensemble et à la création des conditions de développement. Selon le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, sans paix, il n’y a pas de développement et pour aller vers la paix, il faut se réconcilier. Il a rappelé que depuis 2012, le Mali est confronté à une crise institutionnelle et multidimensionnelle majeure et le gouvernement est à pied d’œuvre pour trouver des solutions définitives.
Après les explications du ministre Wagué, les membres du CNT ont adopté le texte à l’unanimité par 124 votants.
F. Sissoko
