Le Centre de Perfectionnement et de Reconversion de l’ANPE a abrité les 6 et 7 novembre derniers, l’atelier de validation du document de Politique Nationale de Formation Professionnelle et son Plan d’action 2026-2030. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme Seck Oumou Sall, ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.
Dans son discours d’ouverture, la ministre a salué la vision éclairée et la volonté politique du Chef de l’État, dont le leadership résolu place le développement du capital humain, l’entrepreneuriat et la souveraineté économique au cœur de l’action gouvernementale.
Mme Seck Oumou Sall a expliqué que cet atelier marque une étape déterminante dans la mise en œuvre de la vision nationale de développement du capital humain, pilier essentiel du progrès économique et social du pays. Elle a souligné que, depuis plusieurs années, le Mali s’est engagé dans une dynamique de transformation économique et sociale, fondée sur la valorisation des compétences, la promotion de l’emploi décent et l’autonomisation des jeunes et des femmes.
Elle a rappelé que c’est en 2009 que le Mali a adopté sa première Politique Nationale de Formation Professionnelle. Après plusieurs années de mise en œuvre, une évaluation approfondie a permis d’établir un diagnostic précis de son environnement d’application.
Les résultats de cette évaluation ont révélé une cohérence globale entre les objectifs de la Politique, les besoins réels du pays et les orientations des différentes politiques sectorielles. De nombreux acquis ont ainsi été enregistrés, notamment la construction et l’aménagement de centres de formation professionnelle ; le renforcement des capacités techniques des acteurs ; la diversification des filières et l’élaboration de documents techniques et stratégiques pertinents.
Malgré ces résultats engrangés, Mme Seck Oumou Sall dira que d’importants défis demeurent, parmi lesquels le développement des ressources humaines ; l’accroissement des ressources matérielles et financières ; la création de passerelles entre enseignement général et formation professionnelle ; l’implication accrue des collectivités territoriales dans le financement ; l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail et le renforcement de l’équipement des centres.
D’après elle, ces défis exigent l’engagement et la mobilisation de tous les acteurs du secteur, publics comme privés, ainsi qu’une coordination efficace des efforts et des ressources disponibles. La ministre Mme Seck Oumou Sall a précisé que le document de Politique Nationale de Formation Professionnelle 2026-2030 s’inscrit dans la vision d’un système de formation professionnelle inclusif, performant et innovant, au service de la productivité et de la compétitivité des secteurs productifs. Il vise également à faire de la formation professionnelle un levier d’équité sociale, d’inclusion et de développement durable.
Sur le plan politico-institutionnel, cette politique s’aligne parfaitement sur les documents de référence du Mali, notamment la Vision « ƝƐTAASIRA KA BƐN SAN 2063 MA » et la Stratégie Nationale de l’Émergence et du Développement Durable (SNEDD) 2024-2033.
F. Sissoko
