La session extraordinaire d’août 2025 du Conseil national de Transition (CNT) s’est clôturée hier jeudi. Elle avait été convoquée par le décret n°2025-0527/PT-RM du 31 juillet 2025 après la clôture de la session ordinaire d’avril 2025 le samedi 5 juillet dernier. Avant cette clôture, les membres du CNT ont adopté trois textes dont le projet de loi portant création du Commandement des opérations spéciales.
Cet organe unique de commandement opérationnel des forces spéciales relèvera de l’autorité du Chef de l’Etat et sera placé exclusivement sous les ordres du chef d’état-major général des Armées
Le texte a été défendu par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine assurant l’intérim du ministre de la Défense et des Anciens Combattants.
La création du Commandement des opérations spéciales vise principalement à centraliser la planification, la préparation et le commandement des opérations militaires menées par les forces spéciales du Mali. Il s’agit des forces spéciales du ministère de la Défense et des Anciens Combattants et celles antiterroristes du département de la Sécurité et de la Protection Civile. L’initiative s’inscrit également dans le cadre des réformes enclenchées par les Forces armées et de sécurité au regard de l’évolution des défis sécuritaires.
Cet organe unique de commandement opérationnel des Forces spéciales relèvera de l’autorité du Président de la République et sera placé exclusivement sous les ordres du chef d’état-major général des Armées.
Selon le ministre Daoud Aly Mohammedine, il fallait mettre ces différentes Forces spéciales ensemble sous un seul commandement pour rendre beaucoup plus facile, la gestion des ressources humaines, la planification, la coordination et la conduite des opérations.
« En mutualisant les moyens humains et matériels qu’il faut avec ces forces, cela permet d’aller très vite en termes de compte rendu et de chaine de commandement », a expliqué le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Ce texte a été adopté à l’unanimité avec 130 voix pour, 0 contre et 0 abstention.
F. Sissoko
