Gestion des crises et catastrophes : Le Comité interministériel fait le point de la situation nationale

Avec l’hivernage qui s’est installé, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a fait le point de la situation sur le plan national le jeudi le 3 juillet dernier au Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec).

Dans un communiqué publié à cet effet, il ressort que le Mali a enregistré à la date du 3 juillet, plusieurs cas d’inondations et d’autres cas de détresse dans plusieurs localités du pays. Ces intempéries ont causé la mort de huit personnes dont trois à Bamako, trois à Kéniéba et deux à Kayes. Ils ont aussi affecté 705 personnes qui sont devenues des sinistrés.

Le comité interministériel a dénombré neuf cas d’inondations au total survenus dans le District de Bamako, trois cas de foudre survenus à Kayes, Koulikoro et Ségou. En plus d’un cas de vent violent survenu dans le village de Kounda à Kayes et trois cas d’effondrement à Bamako.

Dans le but d’atténuer les conséquences de ces détresses, le gouvernement a déployé des efforts qui ont été capitalisés par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile qui assure le secrétariat permanent du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Ces efforts portent sur la poursuite des opérations de sauvetage, d’évacuation et de mise en sécurité des ménages sinistrés, le pré positionnement des stocks d’urgence alimentaires et non alimentaires dans toutes les régions du pays, soit 250 tonnes de riz, 150 tonnes de mil, 95 tonnes de sucre, 100 cartons d’huile, 300 sacs de sel, 3500 moustiquaires imprégnées, 2500 couvertures, 2500 nattes plastiques, 2000 cartons de savon et 500 kits scolaires.

En plus, il y a le pré positionnement des stocks NFI dans les régions de Tombouctou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes, le renforcement des structures de santé pour la prévention des maladies hydriques et la prise en charge des cas, le renforcement du stock national de sécurité alimentaire à hauteur de 3740 tonnes. S’y ajoute la réalisation des travaux de curage des collecteurs et caniveaux à hauteur de 81% à travers le pays, la poursuite de la diffusion des messages de sensibilisation sur les radios, les télévisions, la presse écrite et via l’application digitale SOS sécurité.

Le Comité interministériel annonce que des activités pluvio-orageuses d’intensité modérée sont prévues en ce moment dans la majeure partie du pays. Il informe que les risques d’inondations restent très élevés par endroits et demeurent toujours sur l’ensemble du pays selon les prévisions météorologiques. Aussi, une amorce de la montée hydrologique est observée dans les hauts bassins des fleuves Niger, Sénégal et Bani, marquant le début de la période de crue. Le Comité précise que sur le cours principal du fleuve Niger, les niveaux d’eau enregistrés sont supérieurs aux normales saisonnières, indiquant une montée plus précoce que celle observée au cours des trois dernières années. Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes invite les populations à la vigilance et à la mise en œuvre des actions salvatrices de réduction des risques d’inondations à travers le respect de plusieurs consignes. Il s’agit, entre autres, de libérer les emprises et les voies d’écoulement des eaux ainsi que les zones à risque d’éboulement, ne pas s’engager sur une route ou une ruelle inondée à pied comme en voiture. En cas de forte pluie, s’abriter dans un bâtiment ou un espace couvert et surtout pas sous un arbre pour éviter un risque de foudre, ne jamais s’approcher des berges d’un cours d’eau en crue ou d’un canal d’évacuation d’eau comme les caniveaux, etc.

F. Sissoko