Le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, a eu une rencontre d’échanges avec les syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, hier jeudi 6 novembre à la Primature.
À travers cette rencontre, le Chef du gouvernement voulait saluer et encourager les chauffeurs et conducteurs routiers pour le travail qu’ils ont abattu et continuent d’abattre dans cette période de crise du carburant. Pour lui, les chauffeurs et conducteurs routiers font plus que leur travail. D’après le Général de division Abdoulaye Maïga, aucun chauffeur n’a choisi ce métier pour aller conduire les camions sous les balles, dans des zones de risque où sévissent les terroristes. Le Chef du gouvernement a dénoncé le lynchage médiatique orchestré contre le Mali depuis le déclenchement de la crise d’hydrocarbures. Avant d’exprimer sa reconnaissance aux braves chauffeurs et conducteurs routiers. Et de les exhorter à respecter les consignes sécuritaires lors de l’escorte des convois. Il a promis que les Forces armées maliennes (FAMa) ne ménageront aucun effort pour mieux les sécuriser dans les missions de ravitaillement du pays en produits pétroliers. Au cours de la rencontre, le secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacor) a exprimé l’engagement des chauffeurs à poursuivre leur travail en acheminant le carburant. Le secrétaire général du Groupement des syndicats des conducteurs routiers du Mali Dramane Koné s’est dit heureux d’être reçu par le Premier ministre. Selon lui, c’est une marque de reconnaissance qui leur va droit au cœur.
Les syndicats des chauffeurs et conducteurs routiers ont saisi cette occasion pour exprimer leur disposition à tout donner, à se battre corps et âme pour le Mali. La rencontre leur a permis aussi de formuler quelques doléances à l’endroit du Premier ministre notamment l’application intégrale de la convention collective et la résolution des difficultés à la douane et aux postes de contrôle, le renforcement du système d’assurance maladie pour les conducteurs.
Auparavant, lors d’une rencontre avec les autorités religieuses et traditionnelles, ainsi que les communicateurs traditionnels le jeudi 30 octobre, le Premier ministre avait indiqué que « le carburant que nous recevons, c’est du sang humain », pour saluer le travail de titan des Forces de défense et de sécurité, ainsi que le courage des conducteurs de citernes qui se sont engagés pour approvisionner, coûte que coûte, les points de distribution de carburant au Mali.
G. Diarra
