Après son adoption par le Conseil national de Transition (CNT) en sa séance plénière du jeudi 3 juillet, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a promulgué le mardi dernier, la Loi n°2025-029 du 08 juillet 2025 portant révision de la Charte de la Transition.
D’après les dispositions de cette Loi à son article 4 (nouveau), le Président de la Transition remplit les fonctions de Chef de l´Etat pour une durée de 5 ans renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de cette Charte. Toutefois, selon le texte, cette durée peut être écourtée dès que les conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée sont réunies.
La nouvelle Charte dit aussi à son article 9 (nouveau) que le Président de la Transition est éligible à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. Cette disposition est également valable pour les membres du gouvernement et du CNT d’après les dispositions de l’article 12 (nouveau). Au niveau de l’article 22 (nouveau), il est précisé que la Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu.
D’après l’article 26 (nouveau) du texte, jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions prévues par la Constitution, les organes de la Transition continuent d’exercice leurs fonctions et attributions.
A noter que la Loi portant révision de la Charte de la Transition a été adoptée par le CNT le jeudi 3 juillet dernier à l’unanimité par 131 votants. Sa promulgation par le Chef de l’Etat est la suite logique de son adoption par le CNT. Il s’agit de la mise en œuvre d’une des recommandations des concertations des Forces vives de la Nation tenues en avril dernier et portant sur la révision de la Charte de la Transition en installant le Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de la Confédération des États du Sahel. Même s’il bénéficie ainsi d’un ‘’mandat’’ de 5 ans renouvelable, le titre de Président de la République n’a pas été accordé au le Président Goïta comme ce fut le cas récemment pour son homologue du Niger, Abdourahamane Tiani.
A. Sanogo
