3ème édition de la Rencontre annuelle des services du Trésor : Plus de 1587 milliards de FCFA de dette intérieure payés en 2025

L’annonce a été faite le jeudi 18 juin lors de la cérémonie d’ouverture de la 3ème édition de la Rencontre annuelle des services du Trésor (RAST) par le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique M. Siaka Samaké.

Organisée pour la 3ème fois consécutive par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), l’édition 2026 de la RAST s’est tenue les 17 et 8 juin à Bamako. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances M. Alousséni Sanou à l’hôtel Salam le jeudi 18 juin. C’était en présence du président de la commission Finances du Conseil national de Transition (CNT), M. Mamadou Touré.

Cette 3ème édition avait pour thème :« gestion efficace de la trésorerie : levier stratégique de la gestion des finances publiques ». Un thème qui met en lumière le rôle central de la trésorerie dans la gestion des opérations financières de l’État.

Dans son intervention, le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique a affirmé qu’une gestion optimale de la trésorerie constitue un atout stratégique qui permet à l’Etat d’honorer ses engagements à bonne date, de jouer efficacement son rôle d’agent économique et de préserver la stabilité budgétaire. Pour M. Siaka Samaké, dans cette perspective, la mobilisation accrue des ressources intérieures revêt une importance capitale pour la gestion de la trésorerie publique. A ce titre, il a soutenu que les importantes réformes engagées sous le leadership éclairé du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances ont permis une augmentation substantielle des ressources en 2025, favorisant ainsi une gestion optimale de la trésorerie de l’Etat.

M. Samaké a révélé qu’au titre de l’exercice 2025, les efforts de paiement de la dette intérieure se sont chiffrés à 1587,1 milliards de FCFA. Et grâce à ces efforts, le stock des instances de paiement au Trésor s’est établi, à fin décembre 2025 à 308,9 milliards de FCFA, contre 503,4 milliards de FCFA à fin décembre 2024.

« La poursuite de ces efforts de paiement courant le premier semestre 2026 a permis de ramener le stock des instances de paiement au Trésor à date, à 231,5 milliards de FCFA, contre 475,6 milliards de FCFA à la même période en 2025. Dans ce stock, le montant des mandats au titre de 2025 s’élève à 34,9 milliards de FCFA, dont 14,3 milliards de FCFA pour les opérateurs économiques », a fait savoir le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique. Avant de préciser que conformément aux instructions du ministre d’Etat, les dispositions sont prises pour réduire progressivement les délais de paiement au Trésor.

Pour maintenir cette dynamique, M. Siaka Samaké pense que les efforts de mobilisation accrue des ressources intérieures doivent être poursuivis. Pour ce faire, une importance capitale est accordée à la digitalisation des services publics, notamment ceux chargés de l’assiette et du recouvrement.

Selon M. Samaké, cette 3è édition de la RAST se tient à un moment où la DGTCP est pleinement engagée dans la mise en œuvre de la réforme des services du Trésor. D’après lui, l’un des axes majeurs de cette réforme est la création de l’Agence Comptable Centrale des Dépôts (ACCD), banque des dépôts du Trésor qui est déjà opérationnelle.

Avancées significatives en 2025

Dans son discours d’ouverture, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a souligné que le thème de cette 3ème édition de la RAST revêt un enjeu stratégique. Pour M. Alousséni Sanou, une gestion efficiente de la trésorerie publique constitue un facteur déterminant pour assurer le fonctionnement régulier des services publics, respecter les engagements de l’Etat dans les délais requis et soutenir le dynamisme du secteur privé grâce à un règlement diligent de la dette intérieure.

Il s’est réjoui des avancées significatives enregistrées en 2025 et au cours du premier semestre 2026 dans les efforts de règlement de la dette intérieure, notamment celle due aux opérateurs économiques.

Pour consolider ces acquis, le ministre Sanou a rappelé que d’importantes réformes sont mises en œuvre par le gouvernement afin de préserver la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Mali et renforcer la stabilité budgétaire ainsi que la soutenabilité de la dette publique.

Faisant référence au thème du panel de haut niveau de cette rencontre, il dira que la digitalisation progressive des moyens de paiements contribue non seulement à sécuriser les transactions financières, à réduire les délais de traitement et les coûts de gestion, mais également à renforcer la traçabilité des opérations et à améliorer la mobilisation des ressources publiques.

Parlant de l’Agence Comptable Centrale des Dépôts (ACCD), il a indiqué que sa création s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de consolidation de la fonction de trésorerie de l’État. D’après lui, cet important outil institutionnel est appelé à jouer un rôle déterminant dans la centralisation des disponibilités des organismes publics, l’optimisation de la gestion de la trésorerie publique et le renforcement de l’exercice de la fonction bancaire du Trésor.

A noter qu’après l’hôtel Salam, les activités de la RAST se sont poursuivies dans les locaux de la DGTCP à l’ACI 2000 à travers une rencontre entre le Directeur général et les chefs de postes comptables.

Fily Sissoko