26 août 2024-26 août 2025, il y a un an, jour pour jour, que Ousmane Sow, père de l’ancien ministre de la Santé, Pr Samba Sow tirait sa révérence, laissant derrière lui ses enfants et les populations de Djicoroni-Para Djénékabougou dans une grande tristesse.
Une année après, le vide qu’il a laissé reste encore béant. Le 26 août 2024, la nouvelle de la disparition de cet homme qui aura consacré ses moyens pour le bonheur des autres a fait le tour du quartier plongeant les habitants dans la tristesse. L’octogénaire était un homme bon, philanthrope, pieux, affable, qui aura consacré toute sa vie à son quartier, à sa communauté en un mot, aux autres. Des valeurs qu’il a su transmettre à ses enfants de son vivant.
Ousmane Sow était un mécène qui, durant toute sa vie, a partagé avec les autres tous ses biens. Les habitants de Djicoroni-Para Djénékabougou se rappellent encore de cet homme à la générosité inqualifiable lorsqu’il s’est engagé dans la construction de la mosquée du secteur où il vivait. Quand les populations ont décidé de bâtir cet édifice religieux, il s’est engagé avec comme contribution, de mettre à la disposition des ouvriers, une tonne de ciment toutes les semaines. Ce fut aussi le cas dans plusieurs travaux d’intérêt commun et dans la réalisation de bien d’autres infrastructures qui servent encore tous les habitants aujourd’hui. Ousmane Sow était également connu pour avoir toujours apporté son soutien dans le quartier lors des évènements heureux (baptêmes, mariages…) ou malheureux (décès, etc.). De son vivant, sa porte a toujours été ouverte pour tout le monde sans exception. Sans même être sollicité, il a toujours envoyé sa contribution pour toutes les actions d’intérêt public dans le quartier.
Ce qui lui a valu d’être désigné président d’honneur de plusieurs associations de développement ou même religieuses à Djicoroni-Para. Toujours disponible, il a, durant toute sa vie, servi les autres, oubliant souvent sa propre famille selon des témoignages recueillis auprès de certaines personnes qui l’ont connu et côtoyé.
La mort est un vêtement que tout le monde portera un jour dit un adage. Et Dieu cueille parfois les plus belles fleurs de son jardin terrestre pour parfumer son jardin céleste. C’est le cas d’Ousmane Sow, qui était une belle âme. Au-delà de sa famille, l’annonce de son décès le 26 août 2024 a été un choc pour les habitants de Djicoroni-Para surtout ceux du secteur de Djénékabougou. Dès que la triste nouvelle est tombée, voisins, imams, proches, amis et collaborateurs de ses enfants et de nombreux habitants du quartier ont convergé vers sa résidence pour partager la douleur de sa famille.
« Rares sont les familles du secteur qui n’ont pas bénéficié de ses actes de bienfaisance. Il aidait tout le monde de manière désintéressée sans rien attendre en retour », témoigne un sexagénaire qui l’a longtemps côtoyé dans le quartier et à la mosquée. Selon lui, Ousmane Sow a transmis ces valeurs à ses enfants qui font aussi la même chose.
« Je suis né à Djicoroni-Para et j’y réside depuis près de 50 ans. Je n’ai jamais vu autant de mobilisation pour des funérailles », a témoigné un habitant qui a pris part à ses obsèques. Lors de la cérémonie, de nombreux témoignages ont été faits sur ses actes de bienfaisance, le soutien qu’il apportait à la communauté ainsi que ceux de ses enfants, surtout l’ancien ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique Pr Samba Sow.
C’est pourquoi, pour lui rendre un dernier hommage, des milliers de personnes dont des amis, proches, voisins, collaborateurs de ses enfants, membres du gouvernement, du Conseil national de Transition (CNT), anciens ministres, directeurs de services, représentants des Forces de défense et de sécurité, étaient présentes à ses obsèques le 27 août 2024 et l’ont accompagné à sa dernière demeure au cimetière de Djicoroni-Para Djénékabougou. Plusieurs habitants ont témoigné que c’est la première fois qu’ils voient autant de mobilisation pour des funérailles dans leur quartier.
D. D
